lois linguistiques : Flandre et Québec, même combat ?

La bonne vieille politique.

lois linguistiques : Flandre et Québec, même combat ?

Messagede Jimmy Olsen » Sam Juin 07, 2008 9:32 am

A quoi peut servir une loi linguistique (comparaison des cas québécois et flamands) ?

Depuis 15 ans, les processus d’indépendance se sont multipliés aux quatre coins de la planète (Croatie, Serbie, Macédoine, Monténégro, Kosovo, Moldavie…), sont en cours (Transnistrie, Ecosse) ou reviennent à des moments précis, ressortis comme des leitmotivs par des politiciens en mal d’inspiration (Belgique et la Flandre voir le forum http://openview.forums-actifs.com). Et justement, lorsque j’évoque la Flandre, c’est parce qu’il serait très intéressant de comparer cette situation avec celle qui prévaut depuis 1982 au Québec. Des deux côtés de l’Atlantique, de quoi parlons-nous ? Tout d’abord, d’une revendication culturelle reposant sur l’emploi d’une langue qui serait menacée par l’invasion de hordes allochtones. C’est en partie vrai. Point de différence entre le quartier Mon Royal à Montréal et celui du Meer à Anvers (oups, excusez-moi, Antwerpen). Les flamands sont repoussés de plus en plus vers la périphérie par des politiques de mixité sociale qui ne fonctionnent pas, des prix de l’immobilier qui ne profitent qu’aux jeunes cadres dynamiques souvent européens et par des fonds de pension qui investissent massivement dans les rues marchandes à la mode. A Montréal, les québécois sont de plus en plus repoussés par une politique de mixité sociale qui a démontré depuis 10 ans ses limites, des prix de l’immobilier qui flambent (modérément en rapport à l’explosion des prix en Belgique, mais tout de même) et par une cohabitation de plus en plus difficile avec des communautés perçues comme des menacent de néantisation de la culture en place et de moins en moins minoritaire (ne pas confondre la culture et la langue, cette dernière faisant partie de la première). Donc, il y a une similitude des problèmes rencontrées par ces deux peuples, osons l’expression. Pour y remédier, flamands et québécois ont eu recours à des stratégies similaires ou presque visant à la défense de la langue. Les québécois ce sont parés de la Charte de la langue française en 1977 pour tenter d’enrayer la progression de l’anglais dans la société et les milieux d’activité économique. Si l’emploi du français sur les lieux de travail s’est progressivement amélioré, force est de constater qu’il stagne désormais. Il stagne d’autant plus que la politique d’immigration dans ces critères de sélection a amené dans la Belle province de plus en plus d’allochtones qui se sont tournés plus facilement vers l’anglais et qu’ils pratiquent de plus en plus fréquemment leur langue d’origine pour communiquer, ce qui est normal puisque l’immigration nourrit rapidement leurs communautés culturelles. En Flandre, il suffit de se promener au centre d’Antwerpen ou de Brugge pour se rendre compte que la situation est exactement la même. Un phénomène de concentration des populations a entrainé un repli sur soi qui s’est renforcé avec l’emploi des langues d’origine. Face à ce dilemme, le gouvernement flamand à mis en place une loi linguistique, appelée Woon Code (loi de résidence, en néerlandais) qui vise à imposer la connaissance du néerlandais comme condition préalable à l’obtention d’un logement social. Cette loi s’est ensuite étendue à d’autres secteurs économiques, comme en périphérie bruxelloise où les communes flamandes exigent de plus en plus la connaissance du néerlandais comme obligation pour acquérir un terrain à construire sur son territoire. Sa portée est encore assez limitée, puisque cette procédure est récente, et elle suscite des polémiques entre francophones et néerlandophones, comme certaines dispositions au Québec ont mis dos à dos les francophones et anglophones. Mais ce au quoi les québécois n’ont pas à faire face, c’est à la tentaculaire administration de l’Union européenne hantée par des technocrates qui vivent, littéralement (ils ont leurs services de sécurité sociale, des logements réservés, des salaires qu’ils s’auto-allouent –donc astronomiques-, des bars qui leurs sont quasi réservés, ne paient bien entendu pratiquement aucun impôt…). Et là, ça se complique sérieusement. La Commission européenne a jugé que le Woon code et les lois qui se sont développées autour de son principe, portaient atteinte à la dignité humaine, à la libre circulation des biens et des personnes et au droit de se loger en vigueur dans l’Union européenne. Certes, le Woon Code va plus loin que la Charte de la langue française, mais lorsque les résultats enregistrés démontre clairement qu’elle ne va pas assez loin et ne défend plus la langue parce que les situations d’hier n’ont plus rien à voir avec la réalité, ne faut-il pas se poser sérieusement la question ? L’avenir du Woon Code est en suspend. Toujours appliqué, soutenu par la très grande majorité des élus flamands, la Commission européenne soviétisante veut la voir disparaitre. Mais comment expliquer aux flamands, comme peut-être demain au Québec, que si vous allez à Molembeek, et que vous ne parlez pas arabe, vous ne serez pas servis ? Pour des informations internationales, sociales, économiques, scientifiques, musicales ou cinématographiques, consultez http://openview.forums-actifs.com.
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Re: lois linguistiques : Flandre et Québec, même combat ?

Messagede Lion » Sam Juin 07, 2008 5:01 pm

Jimmy Olsen a écrit:Depuis 15 ans, les processus d’indépendance se sont multipliés aux quatre coins de la planète (Croatie, Serbie, Macédoine, Monténégro, Kosovo, Moldavie…)



hmm, je ne sais pas mais il me semble que tous ces régions sont au même endroit et non pas aux quatres coins du monde.... c'est a vérifier
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Re: lois linguistiques : Flandre et Québec, même combat ?

Messagede ortograf-fr » Jeu Déc 04, 2008 1:53 pm

A l'âge de huit ans, chez les francophones comme chez les anglophones, on a deux fois plus de dyslexiques que chez les italiens ou les espagnols. La raison: l'orthographe de l'espagnol et celle de l'italien sont phonétiques, et les prononciations de ces deux langues sont bien définies, ce qui n'est pas le cas pour le français ou l'anglais.

J'ai découvert récemment qu'au Québec, après cinq ans d'études secondaire, le taux de réussite à l'examen dépasse péniblement un tiers chez les francophones, alors qu'il est de deux tiers chez les anglophones. Le handicap est dû aux complications de l'orthographe grammaticale française: la majeure partie de notre grammaire sert à gérer des lettres qui ne se prononcent pas, ce qui n'est pas du tout le cas pour l'anglais.

Tout ceci n'est qu'un premier aperçu du véritable pot-aux-roses de l'orthographe française.

La défense de la langue française passe par une réforme radicale de notre orthographe.

Attention, ne pas confondre les propositions du mouvement Ortograf-fr avec celles du mouvement Ortograf.net.

Dans un premier temps, Ortograf-fr propose la création d'un alphabet phonétique français, lui-même inclus dans le cadre beaucoup plus large d'un alphabet gréco-latin universel. Les tracts du mouvement ortograf-fr pilonnent le préjugé orthographique mais se conforment intégralement à la norme orthographique en vigueur, sauf pour de courts exemples. Le code proposé par Ortograf-fr prend en compte toute la diversité des sons constitutifs du français parlé normal, ce qui n'est pas le cas pour Ortograf.net.

En ajoutant ortograf à d'autres mots-clés sur un moteur de recherche, vous tombez très facilement sur des tracts ou autres documents du mouvement Ortograf-fr.

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